la dimension des choses # 4


images


agenda
chorégraphie et interprétation
Youtci Erdos
l’homme, citoyen du monde est assigné à demeure dans l’espace-temps et échappe pourtant, par la pensée, aux limites du temps et de l’espace.

la dimension des choses.4 - timeline - durée 30mn
solo dansé par Youtci Erdos

“maintenant, je fais ça”

le solo est chorégraphié à partir d’un script temporel qui décrit les actions devant se dérouler à un instant précis. Passé, présent et futur s’en mêlent à travers la projection du court-métrage de “Icare” réalisé à partir de films 8mm des années 1958 à 75 (archives familiales d’artistes).

Issue d’une famille d’artistes - danseurs, acrobates, dresseurs de perruches - Youtci a réalisé ce court-métrage de 16 mn “Icare” en faisant un parallèle avec le désir d’envol, l’élan, la présence quotidienne de cette quête d'absolue, de dépassement de soi de ces artistes. Profondément ancré dans ces années 60, de ce film émane la joie de vivre, et une certaine insouciance. Certaines images (trampoline) ont été tournées à Beyrouth (Liban) en 1973, peu avant la guerre, d’autres en Allemagne, en France, en Finlande... Les traces de l’idée de famille d’artistes flottent dans l’air.

Ce solo, s’est construit, parallèlement à ce film, avec un jeu de miroir et de lumières qui déplace les évènement et les superpose, juxtapose, propose en lien avec le présent. Le présent d’une autre époque, la nôtre, toute autre.
Reste-t-il des traces de ce nomadisme, de cet héritage, de cette insouciance dans ce corps qui prendra le temps du solo pour incarner une présentatrice “poupée plastique” ?

Distribution et complices
présentatrice youtci erdos
scénographie lumière jo-hanna moaligou
musiques mix son manuel chabanis
film et mix son youtci erdos


Image Ilan Ginzburg


Dispositif scénique

Un “placard-bidouille” roulant, truffé de lumières (création de Jo-hanna) et 2 vidéo-projecteurs sur le plateau éclairent cette pièce, redonnant l’intime à un espace scénique parfois anonyme.
Les projections, à l’aide d’un miroir se font sur un écran de carton au fond de scène, sur un petit écran déroulant mobile.
Un larsen lumière éclaire seul le début de ce solo.
Deux morceaux ont été composés par Manuel, et la bande son est reliée par Youtci.

La mise en scène repose sur un dévoilement à priori du déroulement spatial ou temporel de chaque solo, et par là même sur une connaissance “à priori” d’un devenir scénique qui pourrait être le pendant de la notion de destin dans la vie réelle, cette connaissance étant partagée “ici et maintenant” par danseuse et spectateurs.

L’envie de faire ce choix de mise en scène et l’intuition de sa pertinence résultent tout autant de la mise en oeuvre de différentes réflexions et interrogations sur ces notions pour le moins emblématiques d’espace et de temps que du désir d’éprouver la résonance de l’instauration de “règles du jeu” déclarées entre nous, acteurs de la proposition, et le public, acteur de sa présence là.
Tout d’abord, il s’agit donc de composer avec la notion de “rendez-vous” au sens ou le solo est présenté comme une suite de rendez-vous avec le public.

Ces points de rendez-vous définissent des intervalles que l’on pourra assimiler à des temps de “suspense”, à tous les sens du terme. Du point de vue dramaturgique, s’installe naturellement le “que va t-il se passer” ou plus précisément un “comment cela va t-il se passer” propre à modifier l’attention ou la tension entre les deux espaces plateau et salle. D’un point de vue plus sous-jacent, ce “suspense” joue sur la notion d’attente et crée un “suspens” ou un temps différent, propre à modifier l’état de perception du public et l’état de présence de l’acteur du plateau.

D’un autre point de vue, le choix est très clair d’utiliser, pour définir ce script, les notions les plus communes de temps. Le script est défini par une échelle de temps mesuré, inscrite dans le temps de la représentation.

Ces codes imposés, issus de la vie réelle, semblent susceptibles de susciter, tant chez les danseurs sur le plateau que chez les spectateurs une interrogation légitime sur le choix possible de rester “soumis” à ces “repères” ultra conventionnels et reconnus par tous ou de se laisser basculer dans un espace-temps plus personnel et plus intime ou chacun pourra redéfinir ses propres mesures du temps, en relation directe avec le dialogue intime entre ses perceptions de l’environnement extérieur et ses sensations intérieures.

Diffusion
15/04/10 Espace Aragon à Villard-Bonnot (38) , 17/05/08 La Ruée vers l'Art (38)
11/08 Maison de la Danse de Lyon / Studio George Donn - présentations pros (69),
CCN de Grenoble / JC Gallotta

Création
10/05/08 à 20h30 au Pot au Noir / Rivoiranche (38)

Soutiens : Région Rhône-Alpes, Conseil Général de l’Isère, ville de Grenoble.
Co-réalisation, résidence et remerciements :
Pot au Noir/Rivoiranche.
Remerciements
: Pacifique/CDC Grenoble (prêt de studios), CCSTI (prêt de matériel), Adrien Spirli (aide technique).